Né en 1955 près de Saint-Chamond (Loire), Alain Prost s’essayait à de nombreux sports et envisageait une carrière professionnelle dans le football avant qu’une rencontre avec le karting lors de vacances familiales ne lui transmette le virus. En 1974, le Français quittait les études pour se consacrer à la course. Un an plus tard, il obtenait son premier sacre en devenant Champion de France de karting, remportant ainsi une saison en Formule Renault. Il y décrochait deux titres, puis passait en F3 pour remporter les Championnats de France et d’Europe en 1978 et 1979. Sur les radars de plusieurs équipes de F1, il étudiait soigneusement ses options avant de signer avec McLaren en 1980.

Durant sa première saison en F1 – à une des époques les plus compétitives de la discipline – Alain Prost entrait dans les points à quatre reprises. Il rejoignait Renault en 1981 et son premier succès ne tardait pas. Il s’imposait à domicile au Grand Prix de France 1981 à Dijon. Les victoires s’enchainaient avec Renault, pour atteindre un total de neuf en trois ans, sur des pistes comme Monza, Silverstone et l’Österreichring.

En 1984, Alain retrouvait McLaren pour vivre une épopée fantastique. En six ans, Alain gagnait trente courses, trois Championnats du Monde et finissait deux fois vice-Champion. Premier Français sacré en 1985, il devenait aussi le premier à décrocher deux couronnes consécutives depuis Jack Brabham. En signant sa vingt-huitième victoire en 1987, il battait le record de Jackie Stewart, vieux de quatorze ans.

En 1988, Prost contribuait à sept des quinze victoires (sur seize départs !) de l’équipe McLaren-Honda. Tous les regards se portaient néanmoins sur la rivalité naissante avec son nouvel équipier Ayrton Senna, vainqueur à huit reprises et titré. Sur la piste et en dehors, l’émulation poussait les deux hommes à atteindre des niveaux inédits. Tous deux entretenaient la domination de McLaren en 1989, mais Prost l’emportait cette fois.

Alain rejoignait Ferrari en 1990 pour ajouter cinq succès à son palmarès. À nouveau, la course au titre se prolongeait jusqu’au terme de la saison, à l’avantage de Senna. Une difficile campagne en 1991 amenait Alain à prendre une année sabbatique avant de revenir avec Williams-Renault en 1993. Cette association débouchait sur sept victoires, pour atteindre un total record de 51, et un quatrième sacre chez les pilotes.

À l’issue de l’année, Alain sortait par la grande porte. Il s’engageait par la suite dans différentes aventures liées ou non à la F1, dont Renault e.dams est l’une des plus ambitieuses, mais également la plus fructueuse.

"Nous avons une bonne équipe d’exploitation et un partenariat solide avec Renault, qui nous apporte un support technique solide. Nous avons également deux très bons pilotes, qui sont complémentaires et s’entendent bien. À tous niveaux, il y a une véritable cohésion et une coopération, ce qui est extrêmement important pour le championnat Équipes."

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